Louis XVI

Antoine-François Callet – Louis XVI roi de France et de Navarre 1754-1793
revêtu du grand costume royal en 1779.

Louis XVI a été guillotiné le 21 janvier 1793 sur la place de la Révolution, à Paris. Ayons une pensée pour lui et pour sa famille.

Et non, je ne suis pas royaliste.

Voir la bio de Joseph Ignace Guillotin, sur wikipedia, dans laquelle on peut y lire la chose suivante :

L’appareil, inspiré d’anciens modèles de machines à décapitation existant depuis le XVIème siècle, est mis au point en 1792 par son confrère Antoine Louis, chirurgien militaire, secrétaire perpétuel de l’Académie de chirurgie (d’où son premier nom de Louison). Après plusieurs essais sur des moutons puis trois cadavres à l’Hospice de Bicêtre le 15 avril 1792, la première personne guillotinée en France fut un voleur, du nom de Nicolas Jacques Pelletier, le 25 avril 1792.

Malgré les protestations de Guillotin qui n’a nullement inventé cette machine, celle-ci se voit rapidement affublée du nom de guillotine. Ce sont les rédacteurs du journal royaliste Les Actes des Apôtres qui auraient employé ce mot, dès les premiers jours, contre sa volonté. Cette méchante plaisanterie fut reprise, avec joie, par les gribouilleurs de copies que Guillotin avait exclus des séances de l’assemblée où ils semaient le trouble. Le docteur en manifesta le regret jusqu’à sa mort en 1814, appelant sa fameuse machine « la tache involontaire de [sa] vie ».

L’erreur de Guillotin aura été de plaider maladroitement pour cette machine le 1er décembre 1789 : « Avec ma machine, je vous fais sauter la tête en un clin d’œil, et vous ne souffrez point. La mécanique tombe comme la foudre, la tête vole, le sang jaillit, l’homme n’est plus ».

Jean-Pierre Bacri

Jean-Pierre Bacri est mort et je ne pouvais pas ne pas y aller de mon petit hommage personnel. Pourquoi ? Parce que j’aimais bien le bonhomme. Sa droiture, son honnêteté, sa rigueur et aussi, bien sûr son talent. De comédien, mais aussi de scénariste et de dialoguiste. Je ne peux pas ne pas évoquer aussi Agnès Jaoui avec laquelle il a écrit de nombreuses pièces et scénarii. Cuisine et dépendances, Un air de famille, Le goût des autres, la liste est longue. J’aime la façon dont les personnages sont écrits, montrés, dans toute leur humanité et leur vérité. Il n’y a jamais de critique de ce qu’ils sont, mais de ce qu’ils font, de leur regard, de leur façon de penser, de se comporter avec les autres et avec eux-mêmes. Et critiquer ne veut pas dire juger.

Evidemment, je regrette de ne les avoir jamais vus au théâtre.

Shakespeare, Ayckbourn, Tchekhov et moi

Pour beaucoup de gens Shakespeare est un génie. C’est sûrement vrai puisqu’on le joue depuis des siècles. C’est même le dramaturge le plus joué au monde. Juste avant Alan Ayckbourn (ses pièces ont été traduites dans 35 langues), auteur, entre autres, d’Intimate Exchanges, pièce comprenant 31 scènes, 16 heures de dialogue et 10 personnages, tous interprétés par seulement deux comédiens. Vous avez, peut-être entendu parler de Smoking / No smoking, film en deux parties d’Alain Resnais, sorti en 1993, avec Sabine Azéma et Pierre Arditi, dont l’adaptation a été écrite par Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri.

Shakespeare, donc. Ce qui me pose problème, c’est qu’il n’y a pas de sous-texte. Chez Shakespeare, tout est dit. C’est sans doute la raison pour laquelle ses pièces sont difficiles à jouer. Au cause de leur longueur mais aussi parce que ni les personnages ni les interprètes ne peuvent souffler, faire une pause, un peu comme s’ils étaient en permanence sur une plaque chauffante. Et si tout est dit, si tout est explicité, cela ne peut signifier qu’une débauche de mots et l’impression d’un texte qui n’en fini pas. Pour moi, les personnages de Shakespeare ne sont pas des êtres humains. Parce qu’un être humain, ça ne dit pas tout, ça cache des choses. En conséquence, ils me font plutôt penser à des marionnettes. Certes, les textes sont beaux et intelligents, mais ils me saoulent. L’autre problème, à mon sens, est qu’ils transforment également le spectateur en marionnette. Parce qu’un excès de mots empêche de réfléchir, de penser, et même d’écouter. On est emporté dans un fleuve qui ne s’arrête jamais et dans lequel on se noie.

J’ajoute, aujourd’hui, car j’ai commencé à rédiger cet article hier (18 janvier) qu’on peut difficilement parler et penser en même temps. Les personnages de Shakespeare parlent trop pour pouvoir penser. Ce n’est donc pas les personnages de Shakespeare qui pensent mais Shakespeare qui pensent pour eux.

Tout ça pour dire qu’entre Shakespeare et Tchekhov, il n’y a pas photo. Tchekhov a écrit de vrais personnages qui existent par eux-mêmes bien qu’ils ne passent pas leur temps à faire des phrases à rallonge. Et s’il fallait faire un choix (mais est-ce vraiment un choix), je suis du côté de Tchekhov, pas de Shakespeare. Parler de choix est ridicule puisque, bien évidemment, il s’agit plus d’une question d’attirance, de ressenti, d’affinité. Mais je crois qu’il y a plus de vérité chez Tchekhov qu’il y en chez Shakespeare.

Anton Pavlovitch Tchekhov en 1900.

Cet article est, bien sûr, totalement subjectif.

Comme je l’ai écrit plus haut, j’ai commencé à écrire cet article hier et au commencement de cet article, je parle d’Intimate Exchanges d’Alan Ayckbourn, de Smoking / No smoking d’Alain Resnais, dont l’adaptation a été réalisé par Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri. Et c’est seulement après que j’ai appris, par la radio, que Jean-Pierre Bacri était décédé. Non seulement c’est une nouvelle qui m’a choqué, comme elle a choqué beaucoup de gens, mais elle m’a troublé, parce que j’en parlais juste avant. Il y a parfois d’étranges coïncidences.

The Devil’s Daugthers w/ Danny B. Harvey – Whole Lotta Love (live)

Je n’aime pas, j’adore. Les deux chanteuses sont canons (j’ai maté leurs seins pendant toute la chanson, ou presque), et elles ont une voix… Oh My God ! J’adore aussi la simplicité : Deux chanteuses, deux musiciens et un batteur (qui a une étrange façon de tenir ses baguettes, c’est la première fois que je vois ça). Merci, ma chère Nicky pour cette superbe découverte, une de plus.

The Devil’s Daugthers w/ Danny B. Harvey – Whole Lotta Love (live) – Carnet d’escort

Christianisme, Dieu et Spinoza

La naissance du christianisme : Comment tout a commencé
Enrico Norelli. Traduction : Viviane Dutaut. Gallimard, collection Folio Histoire, n° 282 (février 2019). 8,60 € si on se fait livrer, 8,17 € pour un retrait en magasin.

Après Jésus : L’invention du christianisme
Roselyne Dupont-Roc, Antoine Guggenheim, Joseph Doré, Marcel Gauchet. Albin Michel, collection Spiritualités (octobre 2020). 49,00 € si on se fait livrer, 46,55 € pour un retrait en magasin.

Pour celles et ceux que ça intéresse. Moi ? A vrai dire, je n’en sais rien. Le christianisme s’est implanté il y a plus de deux milles ans, c’est donc qu’il doit y avoir quelque chose. Quelque chose qui parle aux gens. Mais le sujet est tellement complexe que je suis incapable d’aller plus loin. Raison pour laquelle la lecture de ces ouvrages et certainement intéressante, voire passionnante. Je m’y attèlerai peut-être. Surtout le premier parce qu’il est publié en poche.

J’ai vu, récemment, deux vidéos sur Youtube, diffusées par Charles Robin, de la chaine Le Précepteur, consacrées à Spinoza. Il y parle beaucoup de philosophie, normal sa chaine est consacrée à la philosophie. Une de ses vidéos a pour titre : Dieu n’attend rien de nous. Qu’est-ce que ça veut dire ?

N’étant pas catholique, je fréquente peu les églises. Mais comme je suis photographe, il m’arrive d’assister à des messes de mariage. Et lorsque le prêtre parle de Dieu, je ne comprends pas de qui ou de quoi il parle. D’abord, il y a une confusion qui est faite entre Dieu et Jésus. Il y a une chose qu’on ne dit jamais, c’est que si Jésus est né d’une femme, d’un être humain, donc, et de Dieu, cela signifie que Jésus est un demi-dieu. D’autre part, et c’est ce que j’avais du mal à comprendre, lorsqu’on parle de Dieu, on en parle comme s’il avait des sentiments humains. Par exemple, je ne comprends pas ce que signifie : Dieu est amour. Pourquoi Dieu serait-il amour ? C’est une affirmation gratuite qui ne repose sur rien. Si quelqu’un me dit : Dieu est amour, j’ai envie de lui répondre : Prouvez-le !

Ce à quoi, on pourrait me rétorquer que si je dis ça, c’est parce que je n’ai pas la foi. Mais la foi n’excuse pas tout. Ne justifie pas tout. Ce n’est pas un sésame qui ouvre toutes les portes en ne fournissant jamais aucune explication. Ce n’est qu’un argument fallacieux qui ne souffre aucune contradiction.

Si Dieu n’attend rien de nous, c’est parce que Dieu est parfait. S’il n’était pas parfait, il ne serait pas Dieu. Il n’a aucun besoin, aucune envie, aucune volonté. Il ignore les passions humaines. Dieu ne peut pas éprouver le besoin de créer quoi que ce soit, car créer, c’est répondre à un besoin, à un manque. D’autant plus que la création n’existe pas. Créer, c’est partir de rien pour obtenir quelque chose. Et on ne peut rien obtenir à partir de rien.

Contrairement à ce que dit Sartre, je crois que Dieu existe parce que nous l’avons inventé. Ou plutôt, je crois à la motivation qui a suscité l’invention de Dieu.

J’ajoute que Jésus ne peut pas être le fils de Dieu. Pourquoi Dieu aurait-il éprouvé le besoin d’envoyer son fils sur terre ?

Pour plus de détail, je vous renvoie à Spinoza ou à la vidéo de Charles Robin.

Voir aussi l’article wikipedia sur Spinoza.

Un homme assez courageux

Je n’ai ni le gout ni les connaissances pour détailler par le menu la biographie d’Emile Zola. Il y a des tonnes de livres sur lui et vous pouvez facilement vous y reporter. Je ne vais pas non plus vous expliquer ce qu’est l’affaire Dreyfus, elle est longue et particulièrement complexe.

Après la condamnation du capitaine Alfred Dreyfus pour haute trahison, alors qu’il était innocent et l’acquittement du commandant Ferdinand Walsin Esterhazy, alors qu’il était coupable, Emile Zola décide de prendre publiquement la défense de Dreyfus à travers son célèbre article J’accuse. (Le titre était de Clemenceau qui était le rédacteur en chef du journal L’Aurore.) et accuse l’état major de l’armée d’avoir sciemment condamner un innocent et acquitté un coupable. Il sera poursuivi et condamné pour diffamation et devra, pour échapper à la prison, se réfugier en Angleterre.

Cette prise de position va déclencher à l’encontre de Zola une haine comme on peut à peine l’imaginer. On ira même jusqu’à bruler ses livres et son effigie en place publique et il semble bien que l’accident qui a occasionné sa mort n’en fut sans doute pas un.

Emile Zola est, pour moi, l’image même du courage et de l’abnégation.

Continuer la lecture…

The Lustful Empress

Récemment, je suis allé sur le blog de The Lustful Empress (ce qui signifie L’Impératrice Lubrique) et je me suis aperçu qu’il fallait demander une autorisation pour y accéder. J’ai pensé que c’était à cause de moi parce que j’ai piqué pas mal de photos sur son blog pour les mettre sur le mien, qu’elle s’en est aperçu et que ça ne lui a pas plu. Aujourd’hui, miracle, j’ai de nouveau accès à son blog. Ce qui est une bonne chose car j’étais prêt à supprimer ses photos. J’ai encore quelques photos en réserve, que je mettrais à l’occasion, mais c’est tout. Je n’en prendrai pas d’autres.

The Grandmother

Je viens de voir le court métrage, The Grandmother, que David Lynch a réalisé en 1970 (j’avais 11 ans, ce qui doit être l’âge du personnage principal). Je n’ai pas compris grand-chose, mais je n’ai pas vraiment cherché non plus à y comprendre quoi que ce soit. C’est obscur, comme souvent chez Lynch. C’est un mélange de film live et d’images animés. On y voit un jeune garçon, maltraité par ses parents, et qui trouve refuge dans la création d’une grand-mère par l’intermédiaire d’une plante, qui ressemble à un arbre mais qui n’en est pas un tout à fait, qu’il a fait pousser dans un lit (qui n’est pas le sien, on ne sait pas à qui il appartient). Le film se termine plutôt mal puisque la grand-mère meurt. J’utilise à tort le mot création, puisque la création, comme chacun sait, n’existe pas. Rien ne se créé, rien ne se perd, tout se transforme.

Good Girls

Good Girls est une série américaine produite par NBC. Elle relate les aventures à la fois drôles, cocasses et dramatiques de trois femmes.

Toutes trois sont mères de familles et leur vie n’est pas vraiment rose. Le mari de la première veut devenir flic, ce qui risque de poser un léger problème – vous allez voir pourquoi. Leur fille est gravement malade et ils n’ont pas les moyens de la faire soigner correctement. La deuxième a un mari volage et qui, de plus, est très dépensier. La troisième est séparé de son mari et se bat pour avoir la garde de sa fille mais son travail ne lui permet pas de subvenir à ses besoins, ce qui n’est pas le cas de son ex qui a une excellente situation.

Mae Whitman, Retta et Christina Hendricks.

Bref, pour des raisons différentes, elles ont des problèmes d’argent. Elles décident donc de braquer le supermarché de leur quartier. Seulement voilà, le coffre contient beaucoup d’argent. Beaucoup trop. Et ça, c’est pas normal.

Pour connaitre la suite, il faut voir la série 😊

NBCGoodGirls (twitter)

Article déjà ancien que j’ai déjà publié ailleurs.